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Le Front Polisario, qui a proclamé en 1976 une République démocratique arabe sahraouie (RASD) sur les 266 000 km2 de ce territoire désertique, demande un référendum d’autodétermination.

L’émissaire de l’ONU, Horst Köhler, a appelé mercredi et jeudi à Genève au Maroc, au Front Polisario, à l’Algérie et à la Mauritanie pour une « table ronde initiale » dans l’espoir de reprendre les négociations sur le territoire contesté du Sahara Occidental, bloqué depuis 2012. .

« Le moment est venu d’ouvrir un nouveau chapitre du processus politique », indique la lettre d’invitation envoyée en octobre dernier par Köhler, déterminée à trouver un débouché pour le dernier territoire du continent africain dépourvu de statut postcolonial.

Le Polisario, qui a proclamé en 1976 une République démocratique arabe sahraouie (RASD) sur les 266 000 km2 de ce territoire désertique, demande l’organisation d’un référendum d’autodétermination prévu par les Nations Unies dans le cadre de la résolution du conflit. des colons espagnols.

Le Maroc contrôle de facto 80% du Sahara occidental et considère cette région comme ses dix autres provinces. La région possède 1 500 km de côtes atlantiques avec une pêche abondante et un sous-sol riche en phosphates. Rabat rejette toute solution autre que celle voulant que le territoire soit géré comme une autonomie sous sa souveraineté, arguant de la nécessité de maintenir la stabilité régionale.

 

Les réfugiés

 

Selon des sources diverses, entre 100 000 et 200 000 réfugiés, sans recensement officiel, vivent dans des camps situés près de la ville algérienne de Tindouf, à 1 800 km au sud-ouest d’Alger, près de la frontière marocaine.

Le dernier cycle de négociations, parrainé par l’ONU, remonte à mars 2012 et a abouti à une impasse, les deux parties étant enracinées dans leurs positions, avec des désaccords continus sur le statut du territoire et la composition de l’électorat pour le référendum sur l’autodétermination. .
En charge de ce dossier depuis 2017, l’ancien président allemand Horst Köhler s’est déjà réuni plusieurs fois, séparément, avec les différentes parties liées au conflit, notamment lors d’une tournée régionale.

Leurs efforts ont permis d’amener le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie autour de la table, même si tout le monde n’est pas d’accord avec le format de la réunion. Alger prétend être un « pays observateur », tandis que Rabat considère son voisin comme une « partie active » des négociations.

La réunion s’annonce comme la « première étape d’un processus de négociation renouvelé » pour une « solution juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental », selon un briefing de l’ONU.

L’ordre du jour est toutefois assez vague: « situation actuelle, intégration régionale, prochaines étapes du processus politique », selon la note.
L’idée n’est pas de mettre « trop ​​de pression et d’attentes » lors de cette première séance, considérée comme un « échauffement » pour « briser la glace », a déclaré une source diplomatique proche du dossier, qui a rappelé les mauvaises relations entre Alger et Rabat.

Sur le terrain, « la situation est généralement calme des deux côtés du mur de sable » levé par le Maroc sur 2 700 km, « malgré la persistance de tensions » apparues en début d’année, selon le dernier rapport publié par l’ONU.

Pour le Polisario, la récente réduction de douze à six mois du mandat des casques bleus du Minurso qui surveillent le cessez-le-feu fait partie de la « dynamique » créée par la nomination de Köhler.

La durée de six mois a été votée au Conseil de sécurité sous la pression des États-Unis, d’abord en avril puis en octobre, pour le coût du dispositif déployé pour un processus de paix qui ne progresse pas.

Avant la réunion à Genève, les parties étaient fermes dans leurs positions, mais exprimaient leur bonne volonté.

Partisan d’une solution politique « durable » fondée sur « l’esprit de compromis », le Maroc ne fera aucun compromis sur son « intégrité territoriale » et sur le « caractère marocain du Sahara », ainsi que l’a déclaré le roi Mohamed VI dans un récent discours .

Pour le Polisario, « tout peut être négocié sauf le droit inaliénable et imprescriptible de notre peuple à l’autodétermination », a déclaré à l’AFP Mhamed Khadad, membre du Secrétariat national du Front Polisario et président de la Commission des relations extérieures, avant de se rendre à Genève. .

L’Algérie, principal soutien du Polisario, soutient également le droit à l’autodétermination des habitants du Sahara occidental.

Alger plaide pour une « négociation directe, franche et loyale » entre le Maroc et le Polisario en vue d’une « solution définitive », selon un communiqué officiel publié récemment.

©conlagentenoticias


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