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Un projet du gouvernement mauritanien d’organiser ce mercredi une marche en faveur de la cohésion face aux idées de racisme et de haine véhiculées à travers les réseaux sociaux a suscité une controverse avec l’opposition.

Elle doit se dérouler en présence du chef de l’Etat, Mohammed Ould Abdel Aziz, et de membres du gouvernement, a-t-on indiqué de source officielle, après la diffusion de messages aux relents « racistes et haineux » sur le Net.

Selon le gouvernement, cette marche qualifiée de « devoir national » répond aux appels parvenus de plusieurs formations politiques, organisations de la société civile, personnalités de références et sommités sociales.

Mais son organisation ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique mauritanienne.

Ainsi, les partis de l’opposition structurée au sein du Forum national pour la démocratie (FNDU) ont décliné l’invitation du parti au pouvoir. Selon eux, « les manifestations et autres mesures superficielles et démagogiques ne constituent pas une solution pour la question de l’unité nationale et de la cohésion sociale ».

Dans un communiqué, le FNDU se dit étonné par « cet intérêt tardif pour l’unité nationale de la part d’un régime qui vit les derniers jours de son règne, après qu’il ait passé plus d’une décennie au pouvoir, sans aucun projet de société unitaire visant la consolidation de l’unité nationale et le renforcement de la cohésion sociale ».

Le porte-parole du gouvernement, Sidi Mohamed Ould Maham, a jugé que ce refus « traduit une corrélation enracinée de ce collectif d’opposition avec le discours xénophobe ». « Le message de la marche de mercredi prouvera que notre pays n’est pas le Rwanda », a-t-il souligné dans une allusion au propos d’un syndicaliste ayant comparé la Mauritanie au Rwanda.

Ce syndicaliste, Samory Ould Bey, membre de la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM), avait comparé sur Facebook la situation de son pays avec celle du Rwanda qui a connu un génocide et des violences intercommunautaires.

Il a été invité par la Direction de la sûreté de l’Etat à « effacer » son message, « étant donné qu’il porte atteinte à la cohésion sociale », ce qu’il n’a pas tardé à faire. Mais il a déclaré sur une télévision privée locale qu’il « ne regrette pas d’avoir publié ces propos » qui, selon lui, expriment une revendication de droits de la communauté « haratine » (anciens esclaves) pour lesquels il milite.

© Agence de presse Xinhua


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